Archive | mars 2014

Charité oblige

Souvent, on me questionne, voire on me reproche, le fait de ne taper systématiquement que sur les associations; charité oblige, je vais donc décrire ce que sont une partie de ceux qui fréquentent ces lieux de perdition et de gratuité.
Par où commencer, tant il y a à dire ?
Les bénéficiaires du système d’assistanat dans lesquels nous évoluons, sont, pour certains, une certaine majorité même, des analystes nés…encore en état de gestation. Que ce soit sur la politique, la société, ils ont des avis sur tout, veulent refaire le monde, mais lorsque l’on gratte la fine couche de vernis superficiel, on s’aperçoit bien vite que ce n’est que du vide, du néant.
Autre constat que je ne peux m’empêcher de nommer, le syndrome du coucou, tant la comparaison saute aux yeux.
La femelle coucou vire les œufs d’un nid, pond les siens et laisse aux propriétaires la charge de nourrir ses oisillons, se tuant parfois pour rassasier des estomacs qui ne le sont jamais. Beaucoup sont pareils dans la rue.
Le but du jeu est de faire le tour de tout ce que Paris compte de gratuité, : nourriture, vêtements, etc. Et lorsque certains restaurants associatifs leur demandent une participation symbolique, ils se plaignent, mais ils se plaignent aussi de tout, bien plus que les clients payant dans un restaurant normal, la complainte de la gratuité étant devenue un dû…

Ce monde rend fou, c’est indéniable; pour quiconque tente de rester normal cela relève de la mission à haut risque. Mais fort heureusement il ne s’agit pas d’une généralité, certaines rencontres sont exceptionnelles, d’un enrichissement incroyable, et partager un instant avec eux est toujours un plaisir.

 

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Pique-nique au parc st Lambert

pique-nique au parc Saint-Lambert

Pour ce petit pique-nique, samedi dernier à 12 heures au parc st Lambert, la joie, la bonne humeur et la sympathie étaient de la partie. Avec un cru appelé « le plan de Dieu », la journée ne pouvait pas mieux commencer. Nos échanges ont surtout portés sur Eric, qui était de passage, et nous sommes restés, Emmanuel et moi, pendant la moitié de l’après midi. La fin de l’après midi et le soir, Emmanuel, Anthony et moi avons prolongé nos discussions jusqu’au soir.

L.D

l’inéfficience du samu social

Toute entreprise recherche l‘efficience dans son activité, que l’on définit comme «  l’optimisation des outils mis en œuvre pour parvenir à un résultat », hors, lorsque l’on s’intéresse au fonctionnement du 115, on se rend compte de la non efficacité de cet organisme.
On peut commencer par citer le mode d’attribution des hébergements, il faut faire tourner les chambres d’hôtel et les places dans les centres, donc, lorsque par miracle, après des heures d’attente, vous parvenez à obtenir une place, c’est pour une, voir quelques nuits … Il ne faut pas vous leurrer, les chances d’obtenir d’avantage sont faibles, pour ne pas dire nulles.
Aurore fait l’apologie, sur son site, des nouveaux acteurs de l’hébergement et de l’insertion que sont le ‘SIAO’ et le ‘SIAO Urgence’; ce ne sont rien d’autre que plusieurs couches supplémentaires dans le mille feuille administratif Français, qui trustent les places d’hébergement. Un(e) assistant(e) social(e) connaitra les places disponibles, mais ne pourra pas prendre la décision, celle-ci revenant aux SIAO.
Mais, que dire des 70 euros par jour et par personne dépensés, soit 2100 euros par mois – ce n’est même pas ce que gagnent certains employés, ni ce que dépensent la plupart des ménages pour se loger …? Londres compte 200 SDF dans ses rues, Paris 4500, et 141 500 personnes sont mal logés en France, l’équivalent  de la population de la ville de Clermont-Ferrand. Ce que dénoncent à grand cris les principaux acteurs, fondation abbé Pierre en tête, mais rien n’est fait pour remédier à cette situation, business is business.

Il était une fois les princes de Sérendipité …

Trois princes, allant demander conseil à un sage, trouvèrent sur leur chemin les empreintes d’un animal qu’ils ne connaissaient pas. Chemin faisant, ils réfléchirent, puis arrivant à destination et rencontrant le sage, ils lui décrivirent avec précision l’animal, sans l’avoir vu une seule fois.
De ce conte oriental, est né un principe, celui de la sérendipité, mot inventé par Horace Walpole en1754 dans une lettre à son ami Thomas Mann, utilisé aussi dans dans Zadig, de Voltaire, pour la perspicacité de son personnage. Faussement assimilé à la découverte lié au hasard, la sérendipité est en fait une découverte réalisée par la corrélation entre plusieurs éléments.

Élucidation de crimes ???
Élémentaire,  mon cher Watson, de sir Arthur Conan Doyle à Agatha Christie, la littérature policière s’est servie de ce concept, mais aussi l’art et les sciences humaines.
C’est par sérendipité que Poincaré, en réfléchissant sur ses découvertes mathématiques, prête attention à ces illuminations subites et inattendues, survenant après une période de repos ou de diversion, et les interprète comme étant « les signes manifestes d’un long travail inconscient antérieur. » Poincaré découvre le rôle du travail inconscient dans la recherche mathématique; il fait une découverte sur sa manière de découvrir. Dans le domaine scientifique, on peut aussi véritablement parler de découverte liée au hasard : on peut citer pêle-mêle, l’aspirine, la pilule contraceptive, l’insuline, le Viagra, la pénicilline, des antihistaminiques et le vaccin antivariolique, le Scotchgard, le Teflon, le Velcro, le Nylon, le Post-it etc.

La meilleure définition de la sérendipité, à mon sens, se trouve dans  ‘L’Intelligence créative’, (Maxima, parut en 2004). C’est la capacité cognitive à trouver, à découvrir (à la suite d’un incident éventuellement malheureux) ce que l’on ne cherchait pas, d’en comprendre l’intérêt, la valeur, et de changer illico de stratégie. Toute personne ayant un métier nécessitant une réflexion peut être amenée à faire preuve de sérendipité, encore faut-il faire preuve de créativité, d’imagination, de sagacité, avoir la faculté et l’état d’esprit pour faire une découverte dans des circonstances inattendues …

Au bord du monde (Le film)

Comme le dit le producteur, ce film est tout d’abord réalisé pour avoir un témoignage des personnes sans domicile fixe. Le but étant de leurs donner la parole. Je trouve ce film intéressant sur plusieurs aspects.
Tout d’abord qu’il soit filmé uniquement la nuit. Car c’est à cette heure que nous les voyons le moins, dans la vie de tous les jours. Ce film m’a appris qu’il faut être mobile quand on est SDF, car comme le dit un SDF du film « il ne faut pas déranger les gens », ce qui suppose se lever à 5 heures du matin pour pouvoir revenir le lendemain. Chaque SDF raconte son histoire, et donne un témoignage de l’état dont il vit, et de l’avenir de leurs situations. Celle-ci n’est pas plaisante car ce sont des SDF qui sont depuis plusieurs années dans la rue.

Christine SDF à Paris dans le film Au bord du monde
Par contre, ce film n’a pas la prétention de comprendre l’aspect psychologique des sans abris. C’est le réalisateur du film qui le dit lui même.

De même, ce film ne montre pas la dureté des relations des SDF entre eux. C’est toujours un journaliste qui pose des questions à un SDF. Mais la vrai question est peut être de se dire, peut-on tout montrer en 1h30 de film ? Personnellement je ne pense pas, il fallait que ce film soit présentable aussi, ce qui est fait avec les vues de plusieurs monuments de la ville de Paris, Tour Eiffel…etc.

Jina SDF à Paris dans le film Au bord du monde

Moi personnellement je pense que l’on peut vivre comme un SDF, mais que seulement certaines personnes peuvent le faire, ont cette capacité à surmonter de telles difficultés au quotidien (certains se suicident alors qu’ils ont un travail et un logement) . Seuls des gens qui ont déjà connus des difficultés dans leurs enfances ou leur adolescences peuvent y arriver. Les autres développent des problèmes psychologiques car ils n’ont pas pu supporter le changement de situation de leurs vie d’avant et de celle maintenant de SDF.
J’ai déjà vécu cette situation et je trouve que les plaintes, le désarroi, le ‘marre-à-fond’ (comme dit Wenceslas), le mal-être exprimé des uns et des autres est ce qui est le plus dur à supporter.
L.D.

Cherchez l’erreur…

Une erreur s’est glissée sur cette affiche visible dans les cinémas et le métro…

la Belle et la la Bête, le film

Vous ne voyez pas ? regardez bien, à droite de Léa Saydoux, la piste de ski et la remontée mécanique…

la Belle et la la Bête, le film