Le rêve d’Icare

Depuis toujours, l’homme a tenté de réaliser son plus vieux rêve, celui de voler. Nos contes et légendes regorgent d’hommes volants, d’Icare piaffant d’impatience, ayant maintes fois rêvé de fendre les airs comme un oiseau et qui finit par se brûler les ailes, ou comme dans le poème ‘ l’enfant, l’oiseau et le papillon’, en passant par Peter Pan. Avec les machines volantes du génial Léonardo da Vinci, le plus vieux rêve de l’humanité a été rendu possible par la technique, mais surtout grâce à quelques fous visionnaires.
Citons, pour débuter, les frères Montgolfier, Joseph, Étienne, et leur ballon à air chaud, puis Jacques Charles, physicien, chimiste, inventeur auquel on doit le premier ballon à gaz gonflé à l’hydrogène, créant ainsi l’aérostat au XVIIe siècle. Les pionniers tels Otto Lilienthal, pour  l’allemagne , les frères Wright Orville et Wilbur pour les USA, les frères Voisin et Clément Ader pour les Français, posèrent,  entre les XIXe et le début du XXe siècle, les bases de l’aéronautique moderne.
N’oublions pas non plus le génial Étienne Œhmichen, qui, en 1924 réalisa le premier vol en hélicoptère sur circuit fermé, grâce son quadrirotor no 2 à décollage et atterrissage à la verticale, puis eu l’idée du rotor anti-couple. A cet inventeur de génie on doit aussi le premier stroboscope électrique, une caméra capable de saisir 1 000 images en une seconde, ainsi que la dynamo d’éclairage pour automobiles, en remplacement des phares à acétylène des premières voitures – en association avec Peugeot, sans oublier, durant la première guerre mondiale,  augmentant la puissance des gros chars d’assauts, le développement du « char Peugeot ». Celui-ci est équipé d’un nouveau type de suspension, d’une transmission électrique qui se dirige par la différence de vitesse entre les deux chenilles indépendantes, mais qui restera à l’état de prototype. Inventeur modeste, il disait : « Je ne suis pas l’inventeur de l’hélicoptère. Le seul, c’est Léonard de Vinci, lorsqu’il dessina sa machine volante à aile tournante, en 1486. »

On peut s’extasier en voyant voler de nos jours le superbe Rafale, véritable fleuron de l’aviation militaire, ou l’imposant A380-800, plus gros avion de ligne jamais réalisé avec son rayon d’action de 15 400 kilomètres, ou encore de voir l’hélicoptère de combat Tigre réalisé un vol inversé, unique au monde,…  Sans citer les noms de ces génies et de leurs drôles d’engins : l’Avion III, Vuia no 1, 14 Bis, Canard, point interrogation, Hélicoptère Œhmichen no 1, 2 et 3 etc., ou encore le premier  » bus des airs », le Farman 60 « Goliath » de 1920.
La recherche sur les avions de ligne de demain, en forme d’ailes Delta, les rend capable capable d’atteindre 85% de la vitesse du son, de consommer moins voire plus du tout de carburant pétrolier. Mais les bases de ce qui fait ce métier ont été posées dans des garages, des ateliers en bois et dans des champs, avec des expériences qui pouvaient se révéler mortelles pour leurs inventeurs, qui ne connaissaient pas l’informatique, mais le papier et le crayon.  Ce petit article est là pour rappeler ces génies à notre mémoire et leur rendre l’hommage qui leur est dû.

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