Born to be wild… partie 1

Mets le contact
Fonce vers l’autoroute
Cherchant l’aventure
Qu’importe ce qu’il arrivera sur notre route …
… J’aime la fumée et la foudre
Tonnerre d’heavy métal
Faisant la course avec le vent…
…Comme un vrai enfant de la nature
Nous sommes nés, nés pour être sauvage
Nous pouvons nous élever si haut..
C’est par ces paroles d’une chanson mythique d’un film culte, Born to be wild de Steppenwolf, bande original du film « easy rider ».
Plus que des paroles C’est l’hymne d’une tribu, celle des dévoreurs de route, celui des clubs de motard, l’élite, ceux pour lesquels une moto ne peut que s’appeler Harley Davidson.
J’ai passé énormément de temps aux USA et en particulier en Californie, je poursuis ici l’aventure relatée de cette année 2008, abordé dans la plus grande Université de la vie, que furent ces sept semaines passées en Californie, pas mon plus long séjour, mais assurément le plus marquant.
Donc arrivé le mardi à 14 H 17, à LAX, Los Angeles International Airport, sortie de l’avion et passage des contrôles de sécurité obligatoires lors de l’entrée dans l’empire américain. Dans le terminal m’attendent 46 tatoués, tous vêtus d’une veste en cuir sans manche, au centre, l’un d’eux tient une 47è veste, c’est le président. A ses cotés, mon irlando-américain préféré, le vice président, le lieutenant, puis enfin, le sergent du club. Cette veste, c’est la mienne, car ces 46 types à la mine patibulaire, sont les honorables membres du « Spider Skull Motorcycle Club », celui dont je suis devenu membre à part entière il y a une dizaine d’années, de par une double intervention, dans un autre pays, une autre vie…
Cela débute par le trajet de 170 kilomètres qui séparent LAX du club, le plaisir de sentir le contact de l’air chaud en roulant à 110 miles à l’heure, c’est une mise en bouche, une bonne entrée… Une semaine passe ainsi, rouler, passer du bon temps au club house, puis, après une semaine, mon satané Irlandais prend ses vacances – simple quand on est son propre « boss ». Ses vacances : un run monumental, le tour de Californie, avec incursion dans le Névada.
Le départ se fait le mercredi 10 septembre 2008, la première étape relia L.A à Fesno; la route avec 15 autres comparses, des rencontres d’autres motards, venus d’autres horizons, le vent chaud et le soleil Californien sur la peau, puis plein nord, direction la ville la plus cool du monde, San Francisco. Rouler dans la ville en moto m’a mis dans la peau d’un acteur : l’immense Steve McQueen,  jouant dans deux films, à la fois la grande évasion et Bullit. Cette cité toute en colline, m’a précipité dans ces deux scènes mythiques que sont la fuite en moto et la course poursuite…
La suite, Sacramento, puis entré dans la fournaise du Nevada, celle du désert. Une étape chez nos frères de Réno, puis après deux jours, nouveau départ, direction sud-est et Vegas, ville régie par le jeu et l’argent facile, via la Toiyabe National Forest, parc national US sauvage.
La nouvelle Babylone, nous ne nous y attardons pas, direction un autre pandémonium, celui de la bien nommée « Death Valey ». Si l’enfer existe, il est en Californie et c’est en ce lieu que satan a trouvé refuge; 56 degrés Celsius, je n’ai connu nulle par ailleurs de telles températures. Impossible de nous y attarder. Un autre parc nous attend, celui des séquoias géants, ces arbres vénérables multi-centenaires, puis, enfin, retour à la maison le 20 septembre.

Le bilan de ce périple 1746 miles, un peu plus de 1000 kilomètres, des rencontres, farfelues, parfois, mais aussi cet ex-baba cool gérant de resto-route-station-service hors d’age, une véritable image d’Épinal « made in road 66 ». Le jukebox wurlitzer, le ventilateur au plafond, mais aussi le propriétaire des lieux, jouant du blues sur une guitare, qui elle n’était pas hors d’age… Ce que je retiens, des liens éternelles avec mon escorte. Dix jours inoubliables qui m’ont marquées à vie. A Mickey, mon frère Irlandais, Niichaad, mon cousin anglo-navajo, et tout les membres du club, où que vous soyez, quoi que vous fassiez, vous restez mes « Road Brothers », alors  mettez le contact, faites rugir vos VTWIN et n’oubliez pas, comme il est dit sur le logo du club, I am « Still Here »

spider skull

A.2.M.F.B.R

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