Archive | août 2017

Cent soixante-septième

En attente…

Signé: Ecritor

Un quinze Août…

Mis à part la messe, à 11 heure… Je n’ai absolument rien fait aujourd’hui. Rien!
Si! J’ai laissé ma pensée aller où elle a voulu, vagabonder à sa guise…
Elle m’est revenue moins amère que d’habitude!

Bosco57

Éclosions…

Les bosquets dodelinent de leurs têtes hirsutes sous les assauts du vent…
Tiens! Un papillon vient d’éclore…
L’univers lui ouvre les bras, il prend son essor…
Il a un jour devant lui.
Il est totalement heureux!

Tiens! Un bébé vient de naître…
L’univers lui ouvre les bras, il prend son essor…
Il a toute une vie devant lui…
Il pleure déjà!

Bosco57

Walker… « Texas-flasheur »…

Rétrospective des clichés du photographe américain Walker Evans au centre Beaubourg!

W Evans me pardonnera sans doute, de ne l’avoir découvert que quelques 42 ans après sa mort.

Il est peu de dire que le garçon est sombre… S’en contenter nous plongerait dans l’euphémisme…
Le garçon est noir…, malgré la pigmentation de son épiderme qui dément l’assertion en prouvant le contraire.
Oui, le garçon est noir, et son oeuvre le révèle de plein fouet.
Il semble se complaire au cœur d’ambiances obscures, ou la géométrie des décors se confond avec les contours des corps et des visages…
L’ombre omniprésente les unit à jamais.
On goûte, avec plus ou moins de bonheur, l’imprécation des êtres et de leurs cités, avec un certain malaise qui semble ne pas vouloir vous quitter. Peut-être, au fond, ce malaise indéfinissable est-il la touche indispensable à l’achèvement de l’oeuvre.

Deux des trois premiers clichés, choisis par les organisateurs pour ouvrir l’exposition sont, en ce sens, révélateurs du goût pour l’obscur, de l’artiste.
Et le sujet de ces premiers clichés ne sont pas anodins et ne peuvent rien devoir au hasard…
Des « autoportraits », pris rue de la Santé à Paris, en 1926.
La mise en scène, qu’il n’aura pas manqué d’apporter à l’expression de sa propre image dans l’espace, le fait se positionner au côté d’un volet de bois aux lames horizontales. Il y a quelque chose de « carcéral » dans la symbolique dégagée par la régularité de ces degrés horizontaux. W Evans a du trouver plaisant d’être rue de la Santé…
Et puis…, il y a aussi ce « Pont de Brooklyn », que le photographe a copieusement mitraillé, au fil du temps.

Là… Il fallait ce cliché! Il fallait le voir! Avec lui, le champs des possibles de l’interprétation parait devoir s’ouvrir sans fin.
Sans sortir, une seule fois, de l’atmosphère anthracite de son univers…

D’abord, W Evans, l’a pris de dessous (pour cette vue là…).
Sa masse noire enjambe la cité, le port… elle semble ainsi être une entité qui ne goûterait pas la compagnie humaine et chercherait à la dépasser.
Et puis, la géométrie sombre de la face inférieure du pont offre l’aspect d’une plume de stylographe… comme tenue par la main d’un dieu rageur, biffant d’un trait ce qui viendrait de lui déplaire et qui aurait assez duré!
Lors, on ne sait pas trop ce qui vient d’arriver à cette cité…, à ce port, cachés qu’ils sont par l’opacité d’un nuage bas et dense.
Séisme?..
Irruption volcanique?..
Feu nucléaire?..
Ou bien, plus prosaïquement, l’agglomération maritime devient-elle la proie  des épaisseurs blanchâtres relâchées par une bande de steamers qui s’attardent?..
L’oeuvre de W Evans est suffisament riche pour que l’on ne cherche pas à en faire le tour…
Cela serait par trop fastidieux et finirait par nous en éloigner, mais…

Mais, je me refuse à quitter ces clichés sans évoquer ce qui m’a également touché…
Dans la série: « Portraits d’Anonymes »
Trois portraits de femmes…
Pris au sortir d’une usine… d’un atelier… ou d’un bureau… bref à tout le moins, au sortir d’un lieu de travail…
Je ne peut m’empêcher de trouver dans l’expression de chacun des visages de ces trois femmes, le reflet d’un certain mal-être indéfinissable…
Chromatiquement parlant, ces trois portraits ne sont pas spécifiquement sombres…
Peut-être qu’alors, l’ombre ne réside-t-elle que dans ces traits durcis, d’un visage qui trahit la douleur d’une âme?..
Peut-être  l’œil de W Evans a-t-il décelé ces angoisses latentes avant d’appuyer sur le bouton de son appareil?..
Peut-être ne lui sont-elle apparues qu’après le développement ?..
Peut-être ne suis-je après tout que la proie de mon imagination?..

Je crois que je ne le saurai jamais…

Bosco57

Portraits de la nature humaine

On a vu beaucoup de portraits accrochés sur le mur au centre Pompidou pour l’exposition de Walker Evans. Ce sont des portraits humains des années 30.

Chaque personne est très différente. Le regard est très différent surtout. C’est le quotidien : les gens qui passent sur le trottoir, le matin pour partir au travail, et le soir pour rentrer chez eux…Il y a des visages très heureux et des visages tellement tristes. Des gens qui font attention, des gens qui fixent quelque chose …peut-être qu’ils ont peur ? peur de la vie, des soucis de tous les jours : dans les années 30 il y avait la crise. Les gens parlaient de beaucoup de choses très difficiles. Je vois aussi ce portrait d’un noir, en sueur, qui travaille très dur : ça se voit, il est très heureux de travailler ! Mais il y a aussi cette photos d’un homme qui dort sur un banc, ou celui qui est mal habillé, avec deux béquilles, donc handicapé, debout sur le trottoir, face au regard des gens qui passent … C’est très triste et très humain. Qui va sauver l’Humanité ? J’ai été un peu fasciné par ces images de portraits.

Il y avait aussi cette photo d’une tombe avec une statue d’un homme avec son chien. Ils sont très proches, c’est très familial, peut-être qu’il veut partir au paradis avec son chien ? … Sûrement que cet homme aime beaucoup les animaux. La statue de l’homme avec son chien était bien taillée même si pas très belle

Il y aussi des images de la vie avec la nature et la beauté des déchetteries ! Quelle beauté dans des déchets ? des mégots, des plastiques, c’est les gens qui crachent sur les trottoirs !? C’est la vie de la réalité actuelle, dans le monde, que les gens voient ! Du coup je pense à la protection de l’environnement, de la nature… Les gens n’ont pas de respect pour la nature, tous les gens !

Le sujet de Walker Evans est très large. C’est prendre une petite chose et la faire grandir …

Guoen

Cent soixante-sixième

En attente…

Signé: Ecritor

SAINT-CLOUD… VERY MOCHE…

Parc de saint-Cloud… un jour d’Aout…
Il aurait du pleuvoir…
Le soleil fait acte de présence…, une présence sans saveur.
L’atmosphère est lourde, d’une lourdeur désespérante…
Tout vous poisse…
Vous devenez Loukoum…
De temps à autre, le vent, par quelques brises, tente de se faire pardonner son absentéïsme…

Parc de saint-Cloud… Deux parties… Deux domaines…
D’abord à la française…, puis la forêt au naturel (où à peu près)
Un peu comme si l’homme avait voulu se faire pardonner, sa domestication…
Il y a de quoi… La nature mise au pas… Et ses massifs tondus comme des caniches…
Tiens…, une brasserie… Des guirlandes…
Les massifs aussi ont leurs laisses.

Bosco57

Cent soixante-cinquième

En attente…

Signé: Ecritor