Archive | août 2017

Acrostiche laudateur…

V oilà, pour louange, l’hommage de loups-errants…

A peurés, acérés, adoucis, reconnaissants…

L ouvoyant des mercis, les hurlant…

E t le faisant, tant qu’il en est temps…

R uminant, à plein temps, le compliment…

I ntimant l’arrêt au temps…

E t vantant ses mérites à tous vents…

 

Bosco57

Pour ou contre…

Il y a toujours eu des pour et des contre, et dans tous les domaines.
Il y eut ceux qui adulaient Tino Rossi et n’avaient que mépris pour les partisans de Charles Trenet.
Puis vinrent ceux qui vénéraient les Beatles en conspuant ceux qui avaient les yeux de Chimène pour les Rolling Stones.
Et que dire de la célébrissime bataille d’Hernanie qui vit les partisans de Victor Hugo se battre physiquement les uns contre les autres, tout ça parce que ce cher Victor venait de dépoussiérer le Théâtre Français en en brisant les codes de la mise en scène.
Ne reculant devant aucun sacrifice, je m’offre mon « Hernanie » à moi et clame que pour l’heure(et pour un bon moment encore, je le crains), ma vindicte va en direction de ces petits génies de la trouvaille inédite en matière de linguistique, vers ces chauds partisans de la nov-langue.
Auxquels nous devons déjà (pèle-mêle):
-Technicienne de surface pour femme de ménage;
-non-voyants pour aveugle;
Un des tout derniers avatars de ces professeurs fol-dingues du néologisme exacerbé est la délicieuse « Réussite différée », en lieu et place de l’attendrissant « Échec scolaire », qui nourrit encore aujourd’hui la mémoire nostalgique des cancres que nous avons tous été, à un moment ou à un autre.
Tous ces mirifiques « Tournesol » de l’idée lumineuse nous ont tout de même gratifié de l’inénarrable « Sans domicile fixe ».
Celui-ci étant sans doute, dans leurs esprits (si, ils doivent tout de même en avoir ) plus joli que : »Clochard ».
Le sémillant millionnaire qu’est le musicien de renom qui vole de palace en palace, afin d’honorer les contrats que son agent lui a négociés, est lui aussi un « sans domicile fixe », sans oublier bien entendu l’analphabète qui tapote son ballon d’aéroport en aéroport, et qui doit être encore bien plus riche que le précédent et que dites-vous du rasta-reggae-man qui vole encore plus haut que l’avion qui le transporte, et qui n’en descendra que pour investir le « Plazza-Athénée »?
Tout cela pour en arriver à ma préférence indiscutable pour la formule, à mon sens plus exacte, et qui n’offense la susceptibilité de personne de « Sans-logis ».
Nos chers édiles voudraient-ils par là faire oublier que si nombre de « sans domicile fixe » sont « sans-logis », c’est parce qu’ils n’ont pas, eux, fait à temps ce qui aurait du être fait.


« Ce que tu auras fait à l’un de ces petits là, qui sont mes frères, c’est à moi que tu l’auras fait. »(1)
Est-il vraiment utile de leur donner le nom de Celui à qui nous devons cette phrase en forme d’avertissement.
Il n’y a que Lui qui lise dans les reins et les cœurs…
Alors, je ne m’avance pas à dire qu’ils s’en fichent…

(1) Pour tous ceux que cela intéresseraient,
et pour paraphraser un spectacle de
Robert Hossein:
« Son Nom est Jésus. »

Bosco57

Fuir l’Amertume…

Je revois encore souvent…, trop souvent…, ce jour de triste figure où ma mère s’en alla.
Et la sensation douloureuse que tout ne fut pas dit…
On est toujours en déficit, une fois qu’il est trop tard.
Et ce let-motiv qui ne nous lâche pas…

« J’aurai du lui dire. »…
Bah…

Et dire quoi?
Qu’on les aime?
Sommes-nous crus..?
Est-on sincères..?
J’entends encore la porte de l’appartement claquer…
Porte qu’elle ne revit pas, et qui, se fermant, résonna telle une déflagration.
Du reste c’était ça…
La porte lui donnait le coup de grâce.
Deux ans…
Vingt-quatre mois d’errance, d’hôpital en hôpital… de laboratoires en laboratoires…
Mince de circuit touristique…
Et pour finir la mort en direct…
Des rencontres aussi… Des êtres passionnés…, passionnants…, compétents…, disponibles…
De sombres connards aussi…, et heureusement encore…, rien de plus mortel…,que la monotonie!
Et je venais de donner !!

bosco57

Tout autour

Viens…Viens! Viens faire un tour
Au pays qui tue l’Amour
C’est là! Dehors… autour
La rue! Et ses vautours…

Le vil temps, alentours
Mortifie, nuit et jour,
Aux jardins, dans les cours,
Le dormeur… Un jour… Toujours

Hisse-le, même lourd
Dieu t’a dit : »Aime! » Va, cours!
Il t’attend… Dans un four,

Où le gel… Mets au jour
Qui gît dans la nuit… Cours!
Redonnes-lui l’Amour

Bosco57

L’air de rien…

« N’avoir l’air de rien! »

Lequel d’entre nous n’a-t-il jamais entendu cette simple expression, qui semble à tout le moins anodine, et qui, elle non plus n’a l’air de rien.
Non seulement nous l’avons entendu à maintes reprises et à chaque fois sans réagir, tant elle semble devoir initier une réflexion sur un sujet sans intérêt…
Ce n’est rien; c’est pas bien grave ; c’est sans importance…etc
C’est justement là où le bât blesse…
Le regard ne s’attarde jamais sur un sujet absent, il est donc normal que le passant(qui passe) ne voit pas celui… qui n’est pas là!
« Celui qui n’est pas là! », voilà la définition, qui, dans l’inconscient collectif des gens biens est attribuée à chacun d’entre ceux qui, vous croisant dans la rue, semblent vous faire les honneurs de leur « intérieur ».
Le vagabond, le SDF…(tiens, sur le clavier les trois lettres se suivent) n’existe pas…(de toutes façons son existence n’est pas une vie), pas de visibilité, et plus beaucoup de dignité.
De grâce, messieurs et mesdames, rendez-leur un petit morceau de cette dignité qu’ils cherchent partout sans vraiment savoir où elle a bien pu passer…
Pour cela, rien de plus facile… Il vous suffit de vous rendre compte de leur présence…

IL VOUS SUFFIT DE LES VOIR !!

Invisibles…

Le plus important, pour un piéton qui se respecte, c’est de savoir où il met les pieds.
Et vous savez quoi..? La grande majorité des gens qu’il m’arrive d’observer lors de leurs déplacements dans les rues de la ville, le savent parfaitement…
Ils regardent, pour le plus grand nombre d’entre-eux, où ils les posent leurs pieds.
Et même attentivement !
Les distraits, les vrais, les attendrissants « Pierrots lunaires » que nous devons à la poésie de Pierre Richard, ne sont pas aussi nombreux que l’on pourrait s’y attendre, où le redouter
Il n’y a, somme toute, pas tant de distraits que ça dans les rues de la capitale…
Alors dites-moi sincèrement…
Comment ce fait-il, que nombre d’entre eux, semblent ne pas voir les pathétiques « gisants » que l’on découvre si souvent, au hasard des rues de la ville.
Mais je ne suis peut-être pas dans l’exacte vérité disant cela… Ils les voient, puisque pour l’instant ils ne leur marchent pas dessus…
PAS ENCORE !
C’est donc qu’ils les voient…
Ouf, je suis rassuré…
Ils ne leur marchent pas encore dessus, merci Seigneur, mais si l’on ni prend pas garde… ils y viendront (1)

(1) après tout, pourquoi pas..?, quand on a le sens du contact…

Bosco57

Cent soixante-quatrième

En attente…

Signé: Ecritor