A la découverte des tâtonnements et des échecs d’hier qui ont conduit au succès des transports d’aujourd’hui

Mercredi 21 mars 2018, nous sommes allés au Musée des Arts et Métiers dans le 3ème arrondissement pour une visite consacrée à l’histoire des Transports. Le Musée en question, il convient de le souligner, cohabite avec le Conservatoire National des Arts et Métiers, qui se veut l’université de la deuxième chance car il permet à tous les âges d’initier ou d’achever une formation.

Il est 9 heures à peine et quelques participants arrivent au lieu du rendez-vous.  Peut-être certains ont oublié l’événement, sont empêchés, arriveront avec un léger ou un grand retard. Peut-être ont-ils désisté tout simplement.  Un peu après 9 heures et demie,  nous nous dirigeâmes à pas lents vers Félix Faure, la station de métro de la ligne 8. Quelques minutes d’attente et le train arriva à quai. Nous nous engouffrâmes dans la rame, chacun papotant avec son voisin et impatient de découvrir les objets à l’origine de notre déplacement.

À l’approche du musée nous fûmes étonnés d’apercevoir une petite réplique de la statue de la Liberté, nous qui ne connaissions que celle qui trône à l’île des Cygnes dans le 15ème arrondissement. Nous arrivâmes en même temps qu’un groupe de jeunes étrangers accompagnés par un responsable qui nous fit savoir qu’ils étaient prioritaires. Nous leur laissâmes l’honneur de fouler en premier la salle d’attente du musée. Nous attendons notre tour.

Dès notre arrivée, nous avançâmes vers les guichets pour régler les frais de la visite. Les bons comptes font les bons amis. Un instant plus tard, un de nous retourna s’enquérir des conditions d’utilisation du vestiaire et revint nous apprendre que le local n’était pas sous la responsabilité du musée ce qui veut dire que c’était à nos risques et périls si nous y laissions nos affaires. Comme un homme averti en vaut deux, nous avons veillé à ne pas emmener de sacs à dos. La température du musée tolérait la présence des doudounes sur nos corps, donc pas de panique. Par précaution, nous avons résolu de ne rien y laisser.

Quelques minutes plus tard, vers 10 heures et demie un homme fit irruption dans la salle d’attente et se dirigea vers nous, le badge pendant sur la poitrine. Sans surprise, c’était notre guide. Il déclina son identité et nous pria de le suivre. La visite commença par un aperçu historique du Musée et du Conservatoire. Puis l’homme s’empressa de nous montrer un avion en forme de chauve-souris et s’amuse à dire que ce dernier ne pouvait voler plus haut que le musée sur quelques mètres de distance. Cela revenait à dire que les appareils à cette époque étaient très rudimentaires mais ont inspiré les générations suivantes.  Rien à voir avec les hélicoptères, les avions de ligne et les trains à grande vitesse d’aujourd’hui.

Le guide nous interdit d’effleurer les engins car le contact humain use le métal. Il fallait boire ses paroles sans toucher aux objets exposés. Une dame russophone suivait l’exposé en notre compagnie. Son enfant quelquefois donnait du fil à retordre à notre guide. Il admonesta à demi-mot la visiteuse car celle-ci ne retenait pas son gosse qui se frottait continuellement aux engins, ce qui est formellement interdit. Le guide lui-même se garde de les toucher à mains nues. Pour ce faire, il porte des gants pour éviter de les dégrader. Nous avons pu admirer les premiers modèles d’avions, de locomotives et, cerise sur le gâteau, l’appareil avec lequel Louis Blériot effectua la première traversée de la Manche le 25 juillet 1909.

Chacun de nous doit avancer jusqu’à ses limites sans jamais sous-estimer nos résultats. Les petites trouvailles des uns peuvent servir de tremplin pour de grandes découvertes. Les échecs sont source d’enseignement. À notre sortie, nous posâmes devant la statue de la Liberté. Le vigile nous pria de descendre du piédestal mais trop tard car la photo était déjà faite. Peut-être la présence des statues à l’intérieur comme à l’extérieur symbolise-t-elle la liberté d’essayer, de se tromper, d’échouer et de recommencer de plus belle? Liberté de libérer son génie créateur.

La présence d’un de nos amis a donné une touche particulière à notre journée. D’ordinaire, il a fort à faire et a rarement le temps de nous tenir compagnie dans de pareilles circonstances. Selon ses propres dires, il s’agissait d’une première ou presque à proprement parler. S’improvisant photographe, il a pris quelques photos le long de notre parcours à l’intérieur du musée.

La visite s’est conclue par un déjeuner dans un restaurant vietnamien situé à quelques mètres du Musée et du Conservatoire National. Le serveur réaménagea la salle pour nous proposer une table adaptée à notre nombre. Nous prîmes place et commencions à lire la carte pour choisir nos plats. Les uns choisissent sans tarder, les autres hésitent. Devant notre indécision, le serveur nous accorda un temps de réflexion. Il s’en alla s’occuper d’autres clients qui avaient les idées claires. Quelques minutes plus tard, il revint vers nous pour recueillir nos commandes. Nous fîmes ripaille pour pas trop cher.

La conversation était intéressante mais il fallait veiller à ne pas s’éterniser dans la salle pour laisser la place à la horde de clients affamés qui affluaient sans discontinuer à l’heure du déjeuner. Nous nous séparâmes, chacun allant de son côté vaquer à ses occupations. Au-delà de la visite, ce qui nous procura plus de plaisir c’est le fait de se retrouver, d’être ensemble et de partager ce que nous sommes, ce que nous avons. Nous quittâmes le restaurant, le sourire aux lèvres. Chacun était heureux d’avoir passé une matinée et un début d’après-midi agréables. Autant dire que le jeu en valait la chandelle.

Justin

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