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Marie-Octobre vous salue bien..!

Il n’eut pas été décent pour « Marie-Octobre » de  s’en aller autrement…, de partir à contre-temps..! C’eut été, en quelque sorte, comme rater sa sortie. Elle a choisi d’entamer son « voyage dénué d’entraves » a l’heure où les feuilles des arbres allient l’or et le feu, pour une folle sarabande dont la folie annonce déjà le renouveau d’un printemps qui ne tardera pas.
A bien y songer, l’automne… semble, vraiment, être la saison idéale de ceux qui s’éloignent, qui s’élèvent, se détachant des contingences étroites de cette « vallée de larmes ». Accompagné(e)s qu’ils (elles) sont par ces feuilles prétendument mortes, et que l’on retrouve, fidèles, un peu plus tard, à la belle saison, toutes ces messagères de la bonne nouvelle: « Ce n’est pas une fin, c’est un renouveau! Ce n’est pas un « départ », c’est une « arrivée »! Non, Marie-Octobre ne pouvait opérer son voyage à un autre moment. Maintenant, le temps est à ses pieds, maintenant, sans que les cacochymes du quai Conti puissent trouver à y redire, elle est vraiment: « Immortelle »!

Bosco57

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Cinq jours qui changèrent…(le longe-côte)

Pour se débarrasser des SDF, une seule chose à faire: « Foutez-les à l’eau! » C’est en substance ce que tenta et réussit à faire »Un ballon pour l’insertion », au cours de cette activité baptisée: »Longe-côte. » L’un de nos camarades, joyeux drille et bon-vivant, offrant à chacun son hilarité quasi-permanente, y gagna un surnom (qu’il sera peut-être content de perdre un jour): « Le Mérou. » Pas de « Sushis » à se faire pour celui-là..! Malgré les plaies et les bosses qu’elle réserve quoiqu’il arrive, l’existence semble lui sourire au point de lui en avoir imprimer un, dont les stigmates refusent obstinément de quitter ses lèvres. Ah, ce que nous étions beaux à voir, dans nos combinaisons, qui nous faisaient ressembler à des otaries cocaïnomanes, tant elles empesaient nos mouvements de « sportifs sur le retour » (déjà sur le retour, alors que nombre d’entre nous, en la matière n’étaient pas encore arrivés).

Les combinaisons protègent de la morsure de l’eau froide (rien n’est plus vrai), mais elles restent, dans l’ensemble, d’un naturel farceur, en recelant quoiqu’il arrive un petit trou qui, subrepticement, vous déverse en quelqu’endroit de l’épiderme, un petit filet d’eau glacé qui vous lacère la chair et l’âme, vous faisant soudain vous poser la question: « Qu’es-tu donc venu foutre ici..? » Et puis soudain tout rentre dans l’ordre, votre thermostat interne a tout régulé, et la liesse manifeste de l’ensemble de vos compagnons vous fait entrer  de plain-pied dans leur bulle de bonheur…, et sur l’instant, plus rien ne semble, véritablement, avoir de l’importance. On appelle ça: le longe-côte..! Mais, ce jour-là, le groupe que nous formions était manifestement si heureux de se trouver là à ne rien faire d’autre que d’affronter les vagues, en les mettant au défit de nous renverser si elles en étaient capables, qu’on nous laissa faire et poursuivre nos puérils ébats..! Parfois, on peut le dire sans arrière- pensée: »Merci la vie! »

(fin de la quatrième partie…)

Bosco57

Cinq jours qui changèrent… (Le Football… où Pathétique sur gazon!)

Non, ce n’est pas le nom d’un village perdu, encore moins celui d’une ville nouvelle tentant de combattre sa tristesse ambiante par un apport massif de chlorophylle. Ce n’est simplement que la triste évocation de votre serviteur… sur un terrain de football. [« Pathétique sur gazon », merde (1), initiales PSG…] D’aucuns romantiques prétendent, le plus serieusement du monde, qu’il est suave de mourir après avoir vu Naples. Pour ma part, je reste dubitatif quand à l’extase procurée par un « défuntage » opéré sous le soleil, fût-il napolitain..! Personnellement, c’eut été un bonheur absolu de pouvoir « tirer-ma-révérence » avant d’aller « m’engazonner » les arpions. Tout d’abord hystériquement hilare face à la proposition de ma « participation » au sein d’une partie de « balle-au-pied », mon hilarité se mua instantanément en incomprehension teintée d’agacement en comprenant que mon interlocuteur était le plus sérieux du monde. Comment vous dire? Celui qui tape ces lignes inégales est, à peu près, aussi hermétique au « football », que pouvait l’être la combinaison de « Neil Amstrong » de l’atmosphère qui l’entourait, lorsqu’il est descendu du « LEM », pour poser les pieds sur la Lune!! Ma gène se transformait graduellement en panique à mesure que se rapprochait, à la fois, l’échéance et le terrain (un lac de lave en fusion m’eut alors paru infiniment plus attrayant). Une fois les pieds plantés (c’est bien le mot qui convient) sur le gazon, je me mis à l’observer en me disant: »Voilà une bien belle pelouse, bien entretenue, bien accueillante… Finalement, je serais bien mieux dessous.


Vingt-quatre minutes (3×8) qui n’en finissaient pas. Le matin, quand vous êtes pressés, les minutes défilent à une vitesse impressionnante. A croire qu’un lutin maléfique s’ingénie à les faire s’accélérer, uniquement pour vous faire mal voir de votre « chef de bureau » lequel, pourtant, n’a pas besoin de cela pour vous avoir « dans le nez »..! Par contre, quand il vous arrive de vous retrouver dans une situation difficile, intenable…, elles se mettent alors à ralentir, à prendre leur temps. Conquises qu’elles semblent être, soudain, par le sadique plaisir de vous faire « Mijoter ». Et, comme un ennui n’arrive jamais seul, bien que la tragédie grecque que je suis en train de vous dépeindre par le menu avait pour cadre l’idyllique campagne normande, aucun troupeau de vaches n’est venu à mon secours, en le bouffant, en le ruminant, jusqu’au dernier brin d’herbe, ce gazon mortifère… Ma revanche aura un gout d’entrecôte… et saignante encore! Tout fini par s’arranger, tout fini par disparaître, c’est ce que prétend la sagesse populaire..! J’en accepte l’augure..!  Quoiqu’il m’arrive, encore maintenant de faire des rêves douloureux, peuplés de ballons venant m’assaillir de toutes parts. Mais…, bast…, passons!

(1)   (je prie les âmes sensibles de bien vouloir
lire: »Zut ».)

Bosco57

Rochefort-en-Terre. Morbihan (56)

Je suis Breton. Ne vous gaussez pas comme ça, cela arrive à des gens très bien, la preuve!
Il se trouve dans cette idyllique province où il ne pleut jamais, une non moins charmante bourgade présentant la particularité d’être la « Cité la plus fleurie de France ». Son nom: « Rochefort-en-Terre ».
Nous allons bientôt la concurrencer à notre « cœur » défendant, en portant à notre tour Rochefort (Jean) en terre.
Nul doute que nous parvenions à la battre, et à pleine couture encore, puisque c’est avec les fleurs de notre sympathie et de notre reconnaissance que nous pavoiserons, monsieur Jean, votre nouvelle résidence.

C’est le cœur gros et plein de gratitude que nous irons fleurir son ultime demeure de « bouquets » multicolores de notre admiration. Nous nous reverrons bientôt..! Au revoir… et chapeau l’artiste.

Bosco57

Parcours…

Je pérégrine toujours… Je bats le pavé parisien (il ne m’a pourtant rien fait… cet ancien concasseur de C.R.S),
Je prends la température de la rue…, (il me vient parfois des velléités de thermomètre), or…
quel que soit le climat, elle reste grise, morne et taciturne..!

« Il faudrait un Baudelaire pour faire éclore quelques fleurs
en ce jardin de tant de maux! »

Bosco57

 

Humeurs..!

L’obésité gagne du terrain, et change… de territoire!
Bien plus que les panses et autres bedaines cholestéroliques,
elle s’emploie à donner du volume, aux travers de nos contemporains!
–  La suffisance enfle..!
–  L’aigreur enfle..!
–  La prétention enfle..!

Hélas. Prévert n’est plus..!
Sa « chandelle est morte » , et sa plume…

Il s’en est allé rejoindre d’autres Jacques,
qui se lassèrent de fustiger nos petitesses.

« Décidément, il est bien mort Prévert
Et…, je n’ai guère le cœur aux inventaires. »

Bosco57  

 

Rédemption…

– Madame…
– ?!?
– Sont-ce vos vêtements, là, sur ce banc?
– La confiance que vous semblez accorder à la nature humaine m’émeut à l’extrême!..
– Oh…, ce ne sont que de vieux rogatons, presque des hardes…
Je ne les mets que pour venir ici, dans ce jardin…, alors…
– Certes! Mais le téléphone, lui, me semble nettement plus fringant!
– !?!
– Une chance pour vous que je ne vole plus!
– Vous voliez donc?
– Oh… A faire s’étourdir le prince des rapaces, l’Aigle royal lui-même!
– Et vous ne volez plus?.. Pourquoi?..
– Parce que je n’y prend plus le moindre plaisir… Nous ne sommes entourés que d’imbéciles,
c’est devenu bien trop facile… Quand le volé fait les trois-quart du travail, que vous reste-t-il? Rien!
Qu’à vous recycler, dont acte!
La donzelle tourna les talons, nonchalamment rêveuse…
Le vent qui agita les ramures environnantes
fit murmurer les feuilles, que l’automne rendait exsangues,
vint me livrer ses dernières paroles:
« Hem… dommage!.. »

« Tu ne voleras pas. » (Décalogue. Sixième commandement.)

 

La Ballade de l’Escargot.

Avec ma coquille sur les épaules (que d’aucuns prétendent baptiser: »Sac-à-dos »), il m’arrive, au hasard de mes pérégrinations citadines, de me retourner subrepticement, à seule fin de m’assurer de ne laisser derrière moi aucune trace argentée, brillant au soleil.
Mais non, nulle matière gluante à déplorer…
Pourtant ce n’est pas faute d’en baver…
Mais, basta! Inutile de larmoyer! Au reste, c’est inefficace et tout à fait improductif.
La preuve: Parfois, je tente d’apitoyer le quidam de passage en lui confiant tout de go: « Je suis orphelin! »
Peine perdue!..
Un orphelin de soixante ans, n’intéresse personne!
A l’inverse, si vous lui annoncez, un sourire radieux vous illuminant le visage, que vous êtes heureux, vous vous faites sur l’instant un ennemi mortel!
Qu’il baigne, pour sa part, dans une félicité sans borne bien supérieure à la votre ne changera rien à l’affaire…
Ben dame… Vous connaissez le proverbe:
– « Il ne suffit pas d’être heureux encore faut’il que les autres ne le soient pas! »
Aussi, ne voulant prendre aucun risque, je me contenterai donc de vous dire à tous:
– « Pour moi, ça baigne!.. Mais, je ne sais pas au juste dans quoi! »

Bosco57