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Madame se meurt… Madame est morte..!

Prions pour que la divine Providence fasse de cette année 2017 , au cours de laquelle elle nous enleva bien trop d’ami(e)s, une « Année sainte »! L’arrivée sur la scène du céleste théatre de tant de gloires et de talents ne peut que déclencher des élans de joie et une liesse à toute épreuve! Jean Gabin et Jean-Claude Brialy ont depuis déjà longtemps préparé le plateau, les décors sont en place, et « la Darrieux » vient les retrouver. Le tournage de la suite de « l’Année Sainte » va pouvoir commencer.
– « Pardonnez-moi, mon père, parce que j’ai péché! »(1)
– « Oh, oui! Et suffisament pour bloquer un confessionnal pendant toute une semaine. »(2)
Jean-Loup Dabadie (quoiqu’immortel…) viendra un jour leur livrer de nouvelles répliques, et la magie opérera à nouveau!

Pour l’heure, Jean et sa Lune, revoient le sourire de Marceline se rappeller à leur bon souvenir, sous l’oeil attendri de Marcel Achard.
En 1953, Claude Autan Lara lui donnait « Le Bon Dieu sans confession. » L’année précédente, Christian Jacques en en faisant « Christine » l’adoubait membre permanent de la confrèrie des: « Adorables créatures. »

Il y aurait tant à dire, il y a tant à se souvenir, tant d’oeuvres à retrouver, à savourer…, le trésor est immense! Toujours est-il que « Marie-Octobre » n’a pas voulu d’autre mois pour s’en aller vers d’autres aventures…

Cent ans! Une vie de femme, une vie d’artiste. Cent ans..! Rien qu’une étincelle… Simplement, peut-être un rien plus lumineuse que les autres, et qui laissera longtemps, encore la chaleur de son passage, dans les coeurs et les mémoires..!

(1)+(2) Répliques de D. Darrieux à J. Gabin,
dans « l’Année sainte
 » (1976)
dialogues: M. Audiard

 

Salut l’Artiste!

Bosco57

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A propos du décès de Mireille Darc.

On dit rarement merci à ceux et à celles qui nous ont fait du bien. Combien ai-je laissé partir, ainsi, d’amis,
de parents « faiseurs-de-bien », en silence?… Sans leur avoir témoigné au préalable ma reconnaissance
pour m’avoir prodigué de si nombreux instants de bonheur.
Je ressent maintenant, à l’occasion du décès de Mireille Darc, l’irrépressible besoin de lui dire « Merci » et
de le dire aussi à tous ceux et à toutes celles, qui sont encore aptes à ouïr ce Merci qui vient du cœur et de
mes zygomatiques:

 

– à Alain (Delon)
– à Jean-Paul (Belmondo)
– à Danielle (Darrieux)
– à Jean (Piat)
– à Gérard (Depardieu)
– à Roland (Giraud)

et à tant d’autres…, que j’implore de bien vouloir pardonner mon manque de persévérance!..

bosco57

 

A serious game

C’est un film sur les sentiments d’amour d’un homme et d’une femme, un coup de foudre, dans le Stockholm de la fin du XIXème siècle.
L’histoire commence très bien entre ce jeune couple : un journaliste qui travaille pour un quotidien, et elle qui est modèle.  Des sentiments très profonds  qui vont se terminer pour des raisons matérielles .                  Les décors et costumes sont très bien faits sur cette époque . Ce couple qui se sépare après déchirement  va se marier chacun de son côté, et faire un beau mariage, rentrer dans la haute bourgeoisie suédoise. Ils vont même se retrouver lors d’une grande soirée d’opéra, leurs regards vont se croiser, et de là, leur histoire va reprendre. Ils se retrouvent et vont reprendre une liaison, elle, lassée par un mari trop vieux pour elle, et lui par une femme trop possessive, malgré une petite fille de chaque côté.                                       Une liaison qui va se terminer  bien, malgré le suicide d’un soupirant de Anna. Ce couple n’hésite  pas à se soustraire à cette vie de rêve pour se retrouver et continuer leur aventure .
Très beau film sur les sentiments profonds d’un couple.                                                                                               Toni

Cinéma en plein air le 13 juillet – Gravity

Quand nous sommes arrivés à la Villette, nous sommes allés chercher tous les quatre un transat et une couverture, puis nous nous sommes installés en plein milieu, en face d’un écran dégonflé que nous ne pouvions pas encore voir. Le cinéma en plein air c’est plus que du cinéma ! Des enfants jouent à cache-cache avec leurs parents autour de nous, d’autres devant nous tentent de se réchauffer alors que le froid gagne la pelouse. Plein de scènes que l’on ne verra jamais dans une salle de cinéma traditionnelle.
Le sentiment qui revient souvent dans « Gravity » c’est la peur, celle des personnages et qu’ils nous transmettent. On ne sait même pas comment les astronautes se sauvent. C’est compliqué pour nous de comprendre tous ces phénomènes incroyables, mais le film ne doit pas choquer les spécialistes. On sent que le réalisateur s’est inspiré de la science pour faire son film. C’est grâce aux scientifiques que l’on peut imaginer la réalité dans des situations pareilles. Mais il y a peu de scènes de la vie quotidienne dans l’espace : comment les astronautes mangent, boivent, se lavent ?

Mais même dans l’espace les personnages gardent leurs cœurs, on le voit lorsque les personnages se rapprochent, avec les scènes de rêve particulièrement.

George Clooney essaie de communiquer dans toutes les langues possibles mais quand il s’aperçoit que le contact est rompu avec la terre, il est tellement triste qu’il préférerait mourir. Pour lui, il n’y a plus aucun espoir.

Pour certains tout ça est tellement incompréhensible qu’il est difficile de donner un avis. C’est un vrai film de cinéma, une fiction pas réaliste du tout.

 

Mahmoud et Guoen

 

21 Nuits avec Pattie

Ce film, que j’ai vu hier en avant première et qui sort dans les salles de cinéma aujourd’hui, est avant tout un film de suspens plutôt que d’humour. Par contre, ce qui est amusant, c’est la légèreté avec laquelle les acteurs et actrices parlent et vivent dans le film.  Pattie est une femme libérée au sens propre et figuré, et elle anime le film du début à la fin. Je ne vous raconte pas le film puisque toutes les critiques le font, notamment www.allocine.fr.  Ce qu’il faut dire, c’est que le film est captivant, il nous entraîne dans une énigme que l’on découvre pas jusqu’à la fin du film.

L.D

Terminator 3 ne se démode pas

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J’ai regardé lundi soir Terminator 3 avec Arnold Schwarzenegger. Si vous ne savez pas quoi faire un soir, louer ce film en vod sur votre box internet. Ce film est incroyable. C’est une pile nucléaire, du début à la fin vous ne vous ennuyez pas. L’histoire est bien faite, il y a de l’humour, de l’action, et jusqu’au bout du film le suspens est au rendez-vous.

L.D

Moteur, action, fuyez

Deux films remarquables m’ont marqué  ces derniers temps, tous deux diamétralement opposés, mais deux chefs d’œuvres, l’un est une comédie, le second, un drame.
Commençons avec Homesman,  réalisé, co-produit, et avec le génial Tommy Lee Jones. L’histoire se déroule en 1854 en pleine conquête de l’ouest, une femme chargée de ramener vers l’est trois femmes qui, pour des raisons différentes ont perdu la raison. Elle sauve la vie de TLJ en échange de son aide dans son périple.
Le personnage principal de ce film, c’est la fuite. Cette femme, célibataire après 30 ans, a fui New York pour les terre hostiles de l’ouest, finissant même par fuir la vie; la raison a fui ces trois femmes; et TLJ fuit depuis toujours, il fuira même la civilisation à la fin du film.
Poursuivons avec le Forrest Gump Suédois, le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, le jour de son centième anniversaire. Allan Karlsson, joué par le génial Robert Gustafsson, fuit la maison de retraite, part avec une valise pleine de billets et raconte sa vie et ses rencontres; avec Franco, Staline, le frère demeuré d’Albert Einstein, etc. Ce film, totalement loufoque, savant mélange de Monty Python et de Forrest Gump, est à voir juste pour le plaisir, et pour rire de morts totalement stupides.

La fuite est abordée dans ces deux films de manière totalement différente, mais qui entraîne une réflexion.
Que fuyons nous tous ???

Au bord du monde (Le film)

Comme le dit le producteur, ce film est tout d’abord réalisé pour avoir un témoignage des personnes sans domicile fixe. Le but étant de leurs donner la parole. Je trouve ce film intéressant sur plusieurs aspects.
Tout d’abord qu’il soit filmé uniquement la nuit. Car c’est à cette heure que nous les voyons le moins, dans la vie de tous les jours. Ce film m’a appris qu’il faut être mobile quand on est SDF, car comme le dit un SDF du film « il ne faut pas déranger les gens », ce qui suppose se lever à 5 heures du matin pour pouvoir revenir le lendemain. Chaque SDF raconte son histoire, et donne un témoignage de l’état dont il vit, et de l’avenir de leurs situations. Celle-ci n’est pas plaisante car ce sont des SDF qui sont depuis plusieurs années dans la rue.

Christine SDF à Paris dans le film Au bord du monde
Par contre, ce film n’a pas la prétention de comprendre l’aspect psychologique des sans abris. C’est le réalisateur du film qui le dit lui même.

De même, ce film ne montre pas la dureté des relations des SDF entre eux. C’est toujours un journaliste qui pose des questions à un SDF. Mais la vrai question est peut être de se dire, peut-on tout montrer en 1h30 de film ? Personnellement je ne pense pas, il fallait que ce film soit présentable aussi, ce qui est fait avec les vues de plusieurs monuments de la ville de Paris, Tour Eiffel…etc.

Jina SDF à Paris dans le film Au bord du monde

Moi personnellement je pense que l’on peut vivre comme un SDF, mais que seulement certaines personnes peuvent le faire, ont cette capacité à surmonter de telles difficultés au quotidien (certains se suicident alors qu’ils ont un travail et un logement) . Seuls des gens qui ont déjà connus des difficultés dans leurs enfances ou leur adolescences peuvent y arriver. Les autres développent des problèmes psychologiques car ils n’ont pas pu supporter le changement de situation de leurs vie d’avant et de celle maintenant de SDF.
J’ai déjà vécu cette situation et je trouve que les plaintes, le désarroi, le ‘marre-à-fond’ (comme dit Wenceslas), le mal-être exprimé des uns et des autres est ce qui est le plus dur à supporter.
L.D.