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la Belle et la la Bête, le film

Vous ne voyez pas ? regardez bien, à droite de Léa Saydoux, la piste de ski et la remontée mécanique…

la Belle et la la Bête, le film

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Snowpiercer, le Transperceneige

Snowpiercer, le Transperceneige est un film de science-fiction américano-franco-sud-coréen écrit et réalisé par Bong Joon-ho, sorti en 2013, adapté de la bande dessinée éponyme de Benjamin Legrand et Jean-Marc Rochette conçue par Jacques Lob.

Le Transperceneige file droit devant lui et ne s’arrête jamais.

Autour, une Terre dévastée. À son bord, ce qu’il reste de l’Humanité, ayant survécu au cataclysme qui a plongé la planète dans le froid polaire, les passagers n’ont d’autre choix que de se cloîtrer dans ce train qui reproduit les schémas d’une société cloisonnée et foncièrement inégalitaire.
En tête, il y a les wagons dorés, suivis des secondes classes, en queue, les laissés-pour-compte, les queutards.

Que dire de film sinon qu’il évoque furieusement Le Meilleur des mondes, roman d’anticipation dystopique, écrit en 1931 par Aldous Huxley, dans lequel la population est divisée en castes, les Alphas, les Bêtas, les gammas et les deltas, eux-mêmes sous divisés en plus et moins, avec un conditionnement intellectuel des enfants, les wagons de queue évoquent les réserves de sauvages, le train évoquant, quant à lui l’état mondial du roman, mais la comparaison s’arrêtant là, un homme refuse le système établit et décide de remonter en tête du train, car, qui contrôle le train, contrôle le monde et mettre fin au système inégalitaire et découvre, wagon après wagon la dégénérescence des castes supérieures.
Le système, chaotique, entraîne son propre chaos, par la révolte des laissés pour compte, qui étape après étape, déchaînent une violence dont ils sont eux même victimes depuis les 17 ans que roule ce train sans jamais s’arrêter.

Comparer ce système compartimenté avec le notre ?

Sans aller jusque là, nous ne sommes pas dans une situation comparable, fort heureusement, mais les abus entraînes par le cloisonnement des individus, déterminer une différenciation de classes, en comptabilisant les individus et en contrôlant leur nombre de façon totalement arbitraire, le conditionnement et la propagande sur les passagers des derniers wagons, bat son plein, hors, sans eux, pas de bêtes noires, pas de boucs émissaires, pas d’ennemi contre lequel lutter, mais oui, compartimenter les personnes selon leurs origines sociales est un atavisme bien établit dans notre système occidental, plus de possibilité de sortir de sa condition, on peut serte progresser, mais sortir à proprement parler de sa classe est devenu impossible, mais le cloisonnement est aussi intellectuel, que dire en effet du système informatif actuel, dans lequel la non-information a pris la pas sur l’information réelle, les nouvelles de ces derniers temps le démontrent et ne semble pas prêt de s’interrompre.

Le film rend parfaitement cette lutte des classes, pas autant que les BD originelles, qui compte quatre volumes, mais on s’aperçoit bien de cette lutte à mort engagée entre les parias et la motrice, avec le milliardaire Wilford, manipulateur, menteur, en un mot démoniaque, représentant le mal absolue à abattre.
Taxer ce film de propagandiste, non, car, dans une société inégalitaire, il est du devoir de chacun de résister à l’ordre établit , ce que fait Curtis, le personnage principal, en meneur de la rébellion, interprété par un très bon Chris Evans, sans oublier Ed Harris, John Hurt, respéctivement dans les rôles de M Wilford et Gilliam et la très remarquée Tilda Swinton dans le rôle de la conseillère Mason.
Le réalisateur, Coréen, Joon-Ho Bong, qui s’est déjà illustré avec son premier film, ‘Host’, mais aussi le documentaire sur la vie et l’œuvre du maître du cinéma japonais, Akira Kurosawa, ‘Kurosawa, la Voie’ ou encore ‘Mother’, un thriller évoquant les instincts d’une mère, réalisateur de génie ayant une vision et une photographie de ses films, à la fois très asiatique, mais aussi très occidentale en attendant son prochain opus ‘Doomsday Book’, film de science fiction 100% sud Coréen.

Je conseille, donc, vivement ce film aux amateurs, dont, vous vous en serez doutés, je fais parti, en attendant ma prochaine intervention, bonne(s) séance(s), bon(s) film(s), que vous soyez mordus de cinéma de science fiction, cinéphiles amateurs ou simples passants de la toile qui lisez ces lignes par pur hasard et à bientôt…

A.M