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Mes débuts

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Pour ou contre…

Il y a toujours eu des pour et des contre, et dans tous les domaines.
Il y eut ceux qui adulaient Tino Rossi et n’avaient que mépris pour les partisans de Charles Trenet.
Puis vinrent ceux qui vénéraient les Beatles en conspuant ceux qui avaient les yeux de Chimène pour les Rolling Stones.
Et que dire de la célébrissime bataille d’Hernanie qui vit les partisans de Victor Hugo se battre physiquement les uns contre les autres, tout ça parce que ce cher Victor venait de dépoussiérer le Théâtre Français en en brisant les codes de la mise en scène.
Ne reculant devant aucun sacrifice, je m’offre mon « Hernanie » à moi et clame que pour l’heure(et pour un bon moment encore, je le crains), ma vindicte va en direction de ces petits génies de la trouvaille inédite en matière de linguistique, vers ces chauds partisans de la nov-langue.
Auxquels nous devons déjà (pèle-mêle):
-Technicienne de surface pour femme de ménage;
-non-voyants pour aveugle;
Un des tout derniers avatars de ces professeurs fol-dingues du néologisme exacerbé est la délicieuse « Réussite différée », en lieu et place de l’attendrissant « Échec scolaire », qui nourrit encore aujourd’hui la mémoire nostalgique des cancres que nous avons tous été, à un moment ou à un autre.
Tous ces mirifiques « Tournesol » de l’idée lumineuse nous ont tout de même gratifié de l’inénarrable « Sans domicile fixe ».
Celui-ci étant sans doute, dans leurs esprits (si, ils doivent tout de même en avoir ) plus joli que : »Clochard ».
Le sémillant millionnaire qu’est le musicien de renom qui vole de palace en palace, afin d’honorer les contrats que son agent lui a négociés, est lui aussi un « sans domicile fixe », sans oublier bien entendu l’analphabète qui tapote son ballon d’aéroport en aéroport, et qui doit être encore bien plus riche que le précédent et que dites-vous du rasta-reggae-man qui vole encore plus haut que l’avion qui le transporte, et qui n’en descendra que pour investir le « Plazza-Athénée »?
Tout cela pour en arriver à ma préférence indiscutable pour la formule, à mon sens plus exacte, et qui n’offense la susceptibilité de personne de « Sans-logis ».
Nos chers édiles voudraient-ils par là faire oublier que si nombre de « sans domicile fixe » sont « sans-logis », c’est parce qu’ils n’ont pas, eux, fait à temps ce qui aurait du être fait.


« Ce que tu auras fait à l’un de ces petits là, qui sont mes frères, c’est à moi que tu l’auras fait. »(1)
Est-il vraiment utile de leur donner le nom de Celui à qui nous devons cette phrase en forme d’avertissement.
Il n’y a que Lui qui lise dans les reins et les cœurs…
Alors, je ne m’avance pas à dire qu’ils s’en fichent…

(1) Pour tous ceux que cela intéresseraient,
et pour paraphraser un spectacle de
Robert Hossein:
« Son Nom est Jésus. »

Bosco57

Tout autour

Viens…Viens! Viens faire un tour
Au pays qui tue l’Amour
C’est là! Dehors… autour
La rue! Et ses vautours…

Le vil temps, alentours
Mortifie, nuit et jour,
Aux jardins, dans les cours,
Le dormeur… Un jour… Toujours

Hisse-le, même lourd
Dieu t’a dit : »Aime! » Va, cours!
Il t’attend… Dans un four,

Où le gel… Mets au jour
Qui gît dans la nuit… Cours!
Redonnes-lui l’Amour

Bosco57

L’air de rien…

« N’avoir l’air de rien! »

Lequel d’entre nous n’a-t-il jamais entendu cette simple expression, qui semble à tout le moins anodine, et qui, elle non plus n’a l’air de rien.
Non seulement nous l’avons entendu à maintes reprises et à chaque fois sans réagir, tant elle semble devoir initier une réflexion sur un sujet sans intérêt…
Ce n’est rien; c’est pas bien grave ; c’est sans importance…etc
C’est justement là où le bât blesse…
Le regard ne s’attarde jamais sur un sujet absent, il est donc normal que le passant(qui passe) ne voit pas celui… qui n’est pas là!
« Celui qui n’est pas là! », voilà la définition, qui, dans l’inconscient collectif des gens biens est attribuée à chacun d’entre ceux qui, vous croisant dans la rue, semblent vous faire les honneurs de leur « intérieur ».
Le vagabond, le SDF…(tiens, sur le clavier les trois lettres se suivent) n’existe pas…(de toutes façons son existence n’est pas une vie), pas de visibilité, et plus beaucoup de dignité.
De grâce, messieurs et mesdames, rendez-leur un petit morceau de cette dignité qu’ils cherchent partout sans vraiment savoir où elle a bien pu passer…
Pour cela, rien de plus facile… Il vous suffit de vous rendre compte de leur présence…

IL VOUS SUFFIT DE LES VOIR !!

Invisibles…

Le plus important, pour un piéton qui se respecte, c’est de savoir où il met les pieds.
Et vous savez quoi..? La grande majorité des gens qu’il m’arrive d’observer lors de leurs déplacements dans les rues de la ville, le savent parfaitement…
Ils regardent, pour le plus grand nombre d’entre-eux, où ils les posent leurs pieds.
Et même attentivement !
Les distraits, les vrais, les attendrissants « Pierrots lunaires » que nous devons à la poésie de Pierre Richard, ne sont pas aussi nombreux que l’on pourrait s’y attendre, où le redouter
Il n’y a, somme toute, pas tant de distraits que ça dans les rues de la capitale…
Alors dites-moi sincèrement…
Comment ce fait-il, que nombre d’entre eux, semblent ne pas voir les pathétiques « gisants » que l’on découvre si souvent, au hasard des rues de la ville.
Mais je ne suis peut-être pas dans l’exacte vérité disant cela… Ils les voient, puisque pour l’instant ils ne leur marchent pas dessus…
PAS ENCORE !
C’est donc qu’ils les voient…
Ouf, je suis rassuré…
Ils ne leur marchent pas encore dessus, merci Seigneur, mais si l’on ni prend pas garde… ils y viendront (1)

(1) après tout, pourquoi pas..?, quand on a le sens du contact…

Bosco57

Absence…

La poche la plus avenante, la plus accueillante, la plus hospitalière des poches…

Celle-là même dont l’intimité n’offre plus comme ultime résistance à la caresse de mes phalanges, que la suavité de la soie la plus précieuse, m’inflige chaque fois que je la pénètre, la plus cruelle des blessures…

Celle de n’y pas trouver de…clefs!

Bosco57

Autodérision… globale.

« Le monde n’est décidément qu’une vaste entreprise à se foutre du monde »(L.F Céline).

Sans compter qu’il ne cesse de tourner en rond, le monde…, n’entendez pas, par là, qu’il « tourne rond », le monde… Non..! Pas plus que les existences d’un nombre toujours plus croissant d’entre nous .

Il marche à côté de ses pompes, le monde… et les malheureux qui sillonnent les rues de la capitale, les phalanges chargées de ballots toujours plus pesants, voient les leurs se désolidariser de leurs orteils chaque jour davantage. Mais ce n’est pas pour ça qu’il ralentira sa marche infernale, le monde… Ce n’est pas demain qu’il mettra un frein à sa marche erratique, le monde…

Il est en pleine forme, le monde. Il est en crise, mais pour aggraver son diagnostic, il ne manque jamais d’énergie, lui qui pourtant en cherche partout et désespérément… Pour courir à sa perte…, pour aller dans le mur…, il est toujours alerte, même s’il n’en entend aucune, le monde… Ce n’est certes pas lui qui souffrira des pieds. Aucune douleur ne semble pouvoir le ralentir, aucun signe avant coureur ne parait pouvoir l’alerter en quoi que ce soit… Il ne sait pas qu’il est malade et se désintéresse des pertes et des cadavres qui viendraient à joncher les ornières de sa route…

Il vend, il achète, il échange et renforce son bas-de-laine, en se contrefichant de savoir s’il vous blesse, s’il vous tue… où pis encore.

Il peut ne vous tuer que plus tard, bien plus tard, quand il aura fait en sorte de vous ôter tout espoir… mais vous pourrez mourir tranquille… Il n’aura plus rien à tirer de vous!

Jésus chassa les marchands du temple… et puisqu’Il se trouve être partout… Son Temple…, nous sommes sept milliards à être dedans (financiers et banquiers compris), et à user de la liberté qu’Il nous laisse…

Qu’Il fasse en sorte, que nous en usions en pensant d’abord, à celui qui est là, tout à côté de nous : l’autre !

Bosco57

Apartés du pavé..! (2)

Certaines chansons françaises, accomplissaient encore naguère, en moi, leur office de la plus parfaite manière qui soit… A savoir que leur audition, fortuite où non, déversait à tout coup dans mes oreilles une source de plaisir non négligeable… ce que l’on demande, somme toute d’ordinaire, à une chanson.

Être agréable à l’écoute et disposer votre esprit à accueillir  le bonheur, pour peu qu’il vienne à passer, que demander de plus à une création musicale..? Pour ce qui est du bonheur, nombre d’entre-elles ne m’y incline plus depuis déjà quelque temps… Pour l’heure, il en est une qui me vient particulièrement à l’esprit..:

…tant qu’il y aura des étoiles,

sous la voûte des cieux,

y’aura dans le ciel sans voile,

du bonheur pour les gueux… (A . Hornez)

Si à son écoute, mes yeux se lèvent en effet en direction du ciel, c’est maintenant afin de masquer un dépit de plus en plus marqué et de m’imprégner de la parole du Christ qui dit en substance : « Mon Royaume n’est pas de ce monde »…, partant le bonheur non plus.

Bosco57